Merci à Agra Innovation pour la mise en avant de Milpa. 

La méthode bio-régénérative comme levier pour permettre aux exploitants agricoles de recréer de la valeur dans leur ferme : tel est le projet porté par Étienne de la Grandière à travers la start-up Milpa. La société vient de lever 1,2 M€ après d’Avelana et de business angels pour accélérer son développement.

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Combiner revenus pour les agriculteurs et méthode agroécologique : l’ambition de Milpa

La méthode bio-régénérative comme levier pour permettre aux exploitants agricoles de recréer de la valeur dans leur ferme : tel est le projet porté par Étienne de la Grandière à travers la start-up Milpa. La société vient de lever 1,2 M€ auprès d’Avelana et de business angels pour accélérer son développement.

Si la question des revenus des agriculteurs se pose depuis déjà plusieurs années, les solutions pour y parvenir ne sont pas toujours très nombreuses ou originales. C’est pour répondre à cette question qu’Étienne de la Grandière, fils d’agriculteur, a eut l’idée de se tourner vers l’agroécologie.

« La question de la vie des sols est un enjeu très important, et on se rend compte aujourd’hui que la méthode bio-régénérative est une solution », affirme-t-il. « Moins de travail du sol, pas de produits phytosanitaires de synthèse, des rotations de cultures bien pensées, sont autant de leviers pour que les agriculteurs retrouvent du temps disponible pour réfléchir à leur production et des revenus supplémentaires », poursuit-il. Pour cela, Milpa n’hésite pas à mobiliser les dernières technologies disponibles au profit de l’agroécologie. Ainsi la start-up travaille-t-elle avec Sencrop et Exo.Expert.

Un modèle qui a séduit des investisseurs puisque Milpa vient de boucler une levée de fonds en capital de 1,2 million d’euros auprès du fonds à impact Avelana et de plusieurs business angels. Avelana a déjà investi dans plusieurs start-up à impact telles que Kikleo, Jethica et Toopi Organics.

Délégation et revenus garantis

Milpa propose différentes formules en fonction des exploitations agricoles. Par exemple, pour les petites exploitations gérées par une entreprise de travaux agricoles (ETA) et dont les propriétaires veulent s’engager dans une transition agroécologique, Milpa propose une délégation complète pour une période de 5 ans. « 5 ans, pour nous, c’est le temps nécessaire pour que le sol se régénère et que les résultats puissent être constatés dans les champs », explique Étienne de la Grandière.

Une autre formule consiste à accompagner l’agriculteur qui veut convertir son exploitation à l’agroécologie. « On va donner toutes les clés à l’agriculteur pour qu’il réussisse le passage à l’agroécologie, toujours pour une période de 5 ans, pendant laquelle nous lui garantissons une marge de 370 euros par hectare et par an. C’est Milpa qui assume le risque pendant cette période et se rémunère grâce aux revenus générés par l’exploitation. »

Milpa s’engage aussi auprès des jeunes agriculteurs qui veulent s’installer et mettre en œuvre la méthode agroécologique, qu’ils soient issus du monde agricole ou non. Dans ce cas, Milpa s’associe au capital de l’exploitation agricole et garantit au jeune agriculteur un revenu net de 2000 euros par mois.

Assurer une présence partout en France

A ce jour, Milpa accompagne 18 exploitations totalisant 2500 hectares, toutes en grandes cultures. Étienne de la Grandière se fixe pour but d’accompagner 4000 hectares à la fin 2025. « Nous recrutons au cours de l’année 2024 une dizaine de collaborateurs supplémentaires, des directeurs de territoires, à même de prendre en charge plusieurs exploitations et accompagner les agriculteurs », explique-t-il. Le but est de faire face aux demandes, qui émanent de toutes les régions de France.

Et pas seulement en grandes cultures même s’il s’agit du domaine d’expertise de Milpa. La société travaille ainsi à adapter son modèle à d’autres cultures comme la viticulture, ou bien à prendre en charge la production végétale d’une exploitation d’élevage, notamment lorsque l’agriculteur veut se concentrer sur la production animale. Le maraîchage semble compliqué à aborder aujourd’hui pour Milpa, mais la start-up pourrait travailler sur le sujet avec des partenaires comme Cultive, qui se spécialise sur ce type de cultures.

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